Eglise Saint-Pierre

L'Église de Saint Micaud, placée sous le vocable de Saint Pierre, appartenait à l'ancien Évêché de Chalon, et depuis le 18ème siècle, à l'archiprêté de Mont Saint Vincent.


L'Église est composé d'une nef unique plafonnée, de deux travées de chœur, et d'un clocher accolé au côté sud de la première travée.
La nef actuelle éclairée par six grandes fenêtres de type roman, date des travaux importants effectués entre 1896 et 1898.

La première travée du chœur correspond à la partie la plus ancienne de l'Église (début du 12ème siècle). La seconde travée est voutée d'ogive du 14ème siècle, portée par des consoles d'angle.

En 1956-1957, Monsieur l'Abbé Beesau, avec l'aide des paroissiens, entreprit une restauration de l'Église avec décapage des murs qui fit apparaître une "piscine" et une armoire eucharistique.
Certains éléments provenant du Prieuré du Puley furent réutilisés, notamment deux pierres d'autel, un chapiteau creusé en cuve baptismale et deux statues, l'une de Saint Jean-Baptiste en pierre du XVI° siècle qui porte sur son socle les armoiries de Philippe de Laye Prieure du Puley de 1529 à 1542 et l'autre de la Vierge, au dessus de l'autel en bois, du 18° siècle.
Dans les travaux entrepris, il faut mentionner la confection de nouveaux vitraux et d'un chemin de croix qui a fait date dans le diocèse d'Autun.

A l'extérieur de l'Église, le clocher est roman de section carré.
Le décapage extérieur des murs en 1983 a fait apparaître que toute la partie basse de l'édifice est constituée de petits moellons irréguliers grossièrement taillés, avec chaînage d'angle.
Par ailleurs sur le mur ouest, a été mis à jour, le vestige d'une porte avec un linteau et un piédroit faits de grosses pierres, ce qui permet de dater la construction vers la fin du 10°, début du 11° siècle.
Il s'agit, sans doute, d'une tour isolée ou d'un élément castral. Ces vestiges sont, sans doute, ceux de la "Tour de Saint Micaud", attestée au 14° siècle, par les textes conservés aux archives.

Le clocher proprement dit est bâti en belles pierres taillées, en petit appareil.
Le soubassement est aveugle, soutenu aux angles par des contreforts plats qui forment un angle droit.
L'étage de beffroi est ajouré sur chaque face de deux baies géminées en plein centre dont la retombée se fait sur de larges tailloirs supportés par deux colonnettes à chapiteaux très frustres.
Une flèche maçonnée à quatre pans porte la hauteur du clocher à 27 mètres.